Un été au Portugal (part 2)

 

 

Il y a 3 semaines je retournais au Portugal, mais cette fois-ci avec Mister T, et en voiture! Un road-trip d’une semaine où balades et gourmandises étaient encore au rendez-vous.
On a l’habitude de sillonner des pays en voiture, on a plus de liberté pour se déplacer et grâce au GPS maintenant plus moyen de se perdre…enfin sauf quand il n’a pas été mis à jour et qu’il veut vous faire traverser un champ de maïs, vu que l’autoroute toute neuve n’a pas encore été signalée 🙂

Mister T devait se rendre au Portugal pour des raisons professionnelles, et comme il n’aime pas trop l’avion (c’est un euphémisme…) il a préféré y aller en voiture, et moi comme j’aime bien voyager, eh bien j’ai décidé de me greffer à ce périple!De plus j’avais un sacré alibi: ça tombait juste pour la semaine de mon anniversaire…il faut savoir saisir sa chance!

 

Pour notre première fringale nous nous sommes arrêtés à Astigarraga, une petite commune du pays basque espagnol. Il était presque 15H et je m’étais dit que jamais on allait trouver quoi que ce soit d’ouvert pour manger. Erreur, moi qui n’y connais rien aux habitudes espagnoles, j’ignorais que les bars à tapas servaient à toute heure de la journée! Les rues étaient quasiment désertes mais les rires et le tohu-bohu émanant des bars ne trompaient personne:tout le monde était attablé devant un verre de vin et des assiettes de pintxos, en plein milieu de l’après-midi!
Il y avait des mamies avec de grosses lunettes, des enfants qui jouaient au foot entre les arbres, des bruns ténébreux qui commandaient des croquetas en faisant des clins d’oeil à la serveuse… J’étais perdue au milieu de cette foule qui parlait à 100 à l’heure et qui riait à gorge déployée, je ne comprenais aucun mot mais on était bien, là…
On a pris des patatas bravas, des olives, des calamares fritos (c’était du blanc de seiche en fait, extraordinairement moelleux) et du lomo. Pour ce dernier, on pensait avoir des tranches fines de charcuterie, mais en fait on a eu droit à une baguette fourrée avec des lamelles de porc grillé au pimenton. C’est toujours la surprise quand tu sais pas lire une carte à l’étranger 🙂

 

En fin d’après-midi nous arrivions à Burgos, une ville espagnole située en altitude. Il paraît que c’est une fournaise en été, et qu’en hiver…ça caille à mort!!!Je confirme, il y avait un vent glacial qui s’engouffrait dans les moindres recoins, le mercure ne montait pas au-delà de 10°C! Après avoir déposé nos trois tonnes d’affaires à l’hôtel (comment vous faites pour voyager léger?), on s’est promené entre les statues et les vieilles pierres de la ville. Comme à Astigarraga, il n’y avait pas un chat dans les rues, l’atmosphère était assez étrange…

Le soir on s’était dit qu’on allait tester tous les bars de la ville et se saouler profiter de la soirée comme dans notre jeunesse, pas si loin derrière nous. Résultat des courses: on a fait deux bars, j’étais finie au bout de deux verres de vin et on est rentré dormir. Hummm, vous avez dit « jeunesse »?

En début de soirée nous sommes allés nous réchauffer dans une taverne que j’avais repérée sur le chemin, avec une déco mi-rustique, mi-contemporaine. Avec ses beaux murs rouges et les jambons suspendus au plafond, cet endroit avait tout pour me plaire…jusqu’à ce que je vois les prix! Gloupsss! Pourtant une petit voix intérieure me disait, attention, c’est too much pour être honnête…mais j’ai suivi la voix du petit diablotin sur mon autre épaule qui me disait « regarde les pata negra là-haut, ils n’attendent que toi! ».

Mais bon c’était trop tard, on était assis et la serveuse était déjà là avec son petit carnet, avant qu’on ait eu le temps de dire ouf. On a pris du manchego et un assortiment de charcuterie. Sur la photo, de haut en bas: saucisson, lomo, chorizo et jamon iberico de bellota. J’avoue que les tranches fines de jamon iberico m’ont envoyée au septième ciel tellement elles étaient divines, grasses bien comme il faut et parfumées d’un goût de trop peu! Mon verre de « vino pruno » fut également une belle découverte. Les produits étaient d’excellent qualité, rien à redire, c’est juste que ça ne rentrait pas dans notre budget. La preuve, nous n’avions pris que des demi-portions (pour deux!), et nous en avions eu pour presque 30 €. Quand même.

La Favorita Taberna Urbana
947 205 949
Avellanos, 8
BURGOS

 

 

Notre second choix s’est porté sur une enseigne un peu moins tape-à-l’oeil, plus obscure et plus « proche du peuple ». Genre, au bar, y avait un mec assis qui regardait un match de foot à la télé en grignotant des cacahuètes et qui jetait les épluchures par terre. D’ailleurs le sol en était jonché! Mais beurk quoi! Une fois j’avais vu la même chose dans un épisode de « Fourchette & Sac à dos« , où ils racontaient que c’était une vieille tradition de jeter les peaux de cacahuètes par terre et que ça ne choquait personne, mais je sais plus dans quel pays c’était. En Espagne, ça se trouve?
Bref, on s’est installé au bar, devant les petites vitrines où sont exposés les tapas du jour. Je craque pour des banderillas où sont embrochées des moules, des couteaux, des cornichons et des olives. Très frais et acidulé, j’ai adoré! J’ai commandé aussi des crevettes à la plancha mais je me suis faite avoir, car c’était écrit « langostinas » sur l’ardoise…Je me disais aussi, que c’était pas cher 1,80€ les 6 langoustines! J’ai ensuite pris une assiette de morcilla de Burgos, une spécialité locale qui est en fait la cousine de la morcela de arroz déjà mangée au Portugal: du boudin noir farci au riz. Coupé en tronçons et grillé à la poêle, c’était croustillant et vraiment très bon! Et enfin j’avais encore un peu de place pour des « orejas », des oreilles de cochon au pimenton! Servi brûlant et coupé en petits dés, c’était un petit plaisir à déguster avec un verre de vino rioja! Mais le meilleur dans tout ça, ce fut la tête de Mister T quand je l’ai un peu forcé à goûter un micro-bout… J’ai pu voir toute la détresse du monde dans ses yeux, avant qu’il ne crache le morceau (et ce n’est pas une expression)! Mouahaha, voilà pourquoi il me traite de sorcière des fois!

Las Espuelas del Cid
947 261 567
Arco Del Pilar, 10
BURGOS

 

 

Le lendemain matin, petit-déj copieux à l’hôtel, avec un buffet charcuterie, fromages et tortilla aux pommes de terre! J’ai aussi craqué pour un pan con tomate. Côté sucré, il y avait plein de viennoiseries mais je me suis limitée à de la pâte de coing pour accompagner le manchego, et des tranches de melon vert. Avec tout ça on était requinqué pour reprendre la route, direction le Portugal !

Et c’est là que les galères ont commencé…La suite au prochain épisode!

 

 

 

 

 

 

9 Replies to “Un été au Portugal (part 2)”

  1. Franchement, j’adorerais faire un road trip moi aussi ! Sincèrement, c’est un de mes plus grands souhaits. Je viens de l’île de la Réunion, on en faisait souvent (mais c’est une île, alors on préférait rentrer chez soi et aller vers une nouvelle destination un autre jour) mais je suis très loin d’en avoir fait le tour !
    Vivement la suite, j’adore lire tes aventures !

  2. Bienvenue en Ibérie ! Tu sais 15h en Espagne ce n’est pas l’après-midi, c’est l’heure du déjeuner Ravie de voir en images tes pérégrinations sur la terre de mes ancêtres.

  3. Ce Road trip a l’air très sympa… mais pfiou préféré 15h de route à 2h d’avion… enfin là ça a permis un bon voyage

  4. tu me fais rêver ma fille j’aurais aimé aussi le faire ce road trip je voyage avec tes photos

  5. J’ai hâte découvrir la suite !!!

  6. Oh, j’avais raté cette partie! Tous ces tapas me font drôlement envie… Je veux repartir !

  7. C’est en Hollande que l’on jette les cacahuètes par terre. dans les cafés bruns, plus précisément…ça nous a pris 2 jours pour oser Mais c’est comme slurper ses udon, on finit par dépasser la blocage culturel

  8. Que de festins et de belles expériences!
    Ca donne envie d’évasion!

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